vendredi 25 juin 2010

Festival l'ouverture des clôtures


Un petit message du festival L'oUvertUre dEs cLôtUrEs (du côté de Bordeaux)

::::::::::::Api Uiz

"Pas très loin de Zu (mais avec une guitare à la place du saxophone et une présence scénique moins poseuse), les deux frères, Enrique et Jorge Vega (basse, batterie), et leur complice Ian Saboya (guitare) nourrissent leurs (dé)compositions sonores instrumentales, trépidantes et poly-rythmiques, d’une impressionnante intelligence de ce qui se trame entre eux à chaque dixième de seconde de leurs discussions musicales en forme de triangle d’or. Andy Moor et The Ex ne s’y sont pas trompés en faisant régulièrement appel au groupe lors des cartes blanches qu’on leur demande de programmer lors de festivals en Autriche ou en France."

::::::::::::Guigou Chenevier

Guigou Chenevier, homme-orchestre, bricoleur et poète, nous emmène à la découverte de son univers sonore minuscule. Le plateau est jonché de jouets, d’instruments miniatures, d’objets hétéroclites... un bric-à-brac inouï ! Tel un Buster Keaton musicien, sans un mot, Guigou guide tranquillement enfants et adultes dans son monde serein et coloré et compose sous leurs yeux un incroyable concert acoustique qui fait dresser les oreilles pour un plaisir majuscule. De même que l’on voit les puces du dresseur de puces, sans les voir, il devient possible d’entendre des sons inaudibles !

De fait, Guigou Chenevier s'applique depuis toujours à utiliser sa batterie comme un instrument mélodique propre à phraser, moduler les sons et créer des couleurs musicales. Ce roi de la syncope, fort inspiré dès ses débuts par la musique de Captain Beefheart et les contretemps légendaires de son batteur John French dit "Drumbo", démontre depuis plus de 30 ans qu'il est possible pour un batteur rock de s'émanciper du rôle ingrat de soutien rythmique binaire et d'éviter d'être relégué au fond de la scène. D'autre part, il appréhende la batterie comme "un set de percussions accordées" et partant lui adjoint de multiples extensions telles que des cloches, des sirènes de voiture, divers objets sonores inventés ("bidophone" dans la pure tradition d'Harry Partch !) ou même trouvés lors de ses voyages. En outre, il utilise une ribambelle de boîtes de conserve accordées, au même titre que la sanza et le marimba, le saxophone ou la clarinette.



::::::::::::Thomas Bonvalet

Il y a quelques années il y avait Cheval de Frise, duo bordelais de rock poétique et déconstruit qui se distanciait de tous les autres duos “cordes + peaux” (guitare/batterie ou basse/batterie) présents ou à venir par l’utilisation d’une guitare acoustique plutôt qu’électrique. Thomas Bonvalet continue depuis son parcours musical tout seul à la guitare, sous le nom mystérieux et inspirant de l'Ocelle Mare . Thomas Bonvalet joue de la guitare acoustique mais, une fois encore, à l’écart du troupeau. S’il y a, au bas mot, quelques centaines de milliers de personnes grattouillant cet instrument de par le monde, l’Ocelle mare arrive à nous faire croire qu’il n’y a personne sur cette planète à en jouer comme lui. En essayant de mettre des mots – forcément approximatifs – sur une expression rétive à toute velléité de classification ou de description, l’Ocelle Mare c’est un peu “une sorte de flamenco expérimental pour le vingt-troisième siècle”. Il faut surtout le voir à l’œuvre en concert : on a rarement l’occasion d’être confronté à un musicien aussi clairement présent, corps et âme, dans la musique qu’il est en train de faire remonter à la surface de son monde intérieur. L’homme ne joue pas du bout des doigts, ni même des poignets, c’est tout son corps, de la pointe des orteils au bout du crâne, qui se donne, qui participe à une bouleversante chorégraphie musicale et expressive – oui, immergé dans la musique, loin de la pose et de la séduction facile. un diamant brut."

::::::::::::Zun Zun Egui

Il vient de Bristol, ville innovante d'Angleterre, deux anglais aux rythmes, une japonaise aux claviers et un chanteur guitariste des îles Maurice et Réunion. Leur musique passionne illico, entre un rock psychédélique, nerveux et des trouvailles ethnologiques et tropicales étonnantes. Leur tout premier EP «Bal la poussière», sorti chez Blank Tapes records est déjà remarqué par un tas de gens curieux, dont David Byrne.


::::::::::::Jonas Zugzwang

violon/accordéon/clarinette basse/guitare. Du rock de chambre. Après une première partie remarquée
de Fred Frith à Bruxelles, ils viennent nous voir pour leur première date en France.


::::::::::::Radikal Satan

La musique de Radikal Satan, trio franco-argentin, est une sorte de croisement entre tango révolutionnaire, psychédélisme industriel et rock obsessionnel. Évoquant la vie suburbaine, l'errance ou la proximité de la mort, les chansons tournent le plus souvent à la transe extatique.

"Quand en octobre je m’apprêtais à revoir, deux fois en douze heures, une cinquième et une sixième fois Radikal Satan, je me réjouissais de les retrouver mais je ne m’attendais plus à ce qu’ils me surprennent musicalement. Et pourtant… Au cours d’un long concert de plus d’une heure et demie à La Chocolaterie de Molenbeek, ils ont encore réussi à me bouleverser. Non pas qu’ils se soient mis à jouer un tout autre type de musique ou à donner naissance à d’autres univers sonores… Mais plutôt dans leur subtilité, le tact, la sensualité du toucher ; dans le jeu de batterie félin de Jonathan Burgun ou le dansé-claqué des doigts de César Amarante sur les flancs de sa contrebasse… Tony Conrad qui jouait plus tôt dans la soirée au Palais des Beaux-Arts dansait dans un coin…"


:::::::::::::La liste complète de nos invités et à découvrir sur http://ouverturedesclotures.over-blog.com ainsi que toutes les autres informations.

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